Comment surmonter l’anxiété?

S’il y a un sujet qui me tient énormément à cœur dans ce processus de développement et de l’expansion de soi, c’est la liberté d’être.

Lorsqu’on a souffert d’anxiété et de troubles anxieux, on a été très loin d’un semblant de liberté.

Je ne vais pas me lancer ici dans des définitions sur les différences entre l’angoisse, l’anxiété et les troubles anxieux, mais plutôt vous parler de ce qui peut vous aider.

Le travail du yoga et de la méditation peut parfois rendre l’angoisse et l’anxiété plus intense

En effet, la peur et l’anxiété sont parfois présentes inconsciemment ou à des degrés différents et va commencer à devenir consciente. Parfois la peur peu se transformer en colère. Quand vous êtes conscients de votre peur et prêts à la regarder, il faut aussi prendre en compte que vous allez devoir rentrer dans un processus de déconstruction intense

Une des premières choses à vous demander est : 

« Quelles sont les pensées qui engendrent ma peur et mon anxiété? Est-il possible que mes pensées construisent mon anxiété? Est-ce que je veux contrôler l’incontrôlable? Dans le présent, le passé ou le futur !  » 

Vous imaginer un film où vous êtes perdu, un scénario terrifiant qui vous emmène au confins de ce qui vous semble possible?

Le problème est que dans le cas d’une peur, une angoisse générée par le mental, a contrario d’une peur réelle sur laquelle vous pouvez avoir une action concrète, c’est que le corps ne peut faire la différence. Pour lui, c’est vrai et il va commencer à générer les symptômes suivants:

  • une montée de l’adrénaline
  • une accélération du rythme cardiaque
  • des sensations corporelles désagréables
  • une sur activation des surrénales

Il est donc plus qu’intéressant de pouvoir observer ses pensées, mettre le doigt dessus et décider de reculer.

Ce qui m’a permis de commencer un « processus de guérison »a été la phrase suivante: 

« L’anxiété est juste une pensée »

C’était tellement vrai, j’étais horrifiée , tétanisée par les mille et une pensées horribles que mon mental pouvait générer.

J’ai alors compris qu’en plus de mon travail corporel, je devais travailler sur mes pensées et apprendre à calmer le mental. 

Car des que je sortais du cours de yoga, il ne fallait pas très longtemps avant que mes pensées anxiogènes reviennent et me fassent basculer du côté obscur.

Etre consciente de mon corps, de ma respiration m’a appris sûrement mais doucement à me désidentifier de mes pensées. Ce sont mes pensées, ce n’est pas qui je suis ou je suis plus que mes pensées. 

C’est facile à écrire aujourd’hui mais quand on a passé une partie de sa vie à s’identifier à ce que produit le mental, on est terrifié, épuisé et tout paraît tellement plus difficile. 

On se sent aussi très seul car c’est compliqué d’en parler, de trouver les personnes à qui se confier sans peur d’être jugé et incompris.

Le processus de guérison commence quand on reconnait qu’on est sous l’emprise de son angoisse, même si on subit les affres douloureux de l’anxiété ou de la crise de panique. C’est à ce moment là que tout commence, comme si on ouvrait grand une plaie pour venir la nettoyer. 

Petit à petit, on apprend à respirer dans son corps angoissé en accueillant la pensée sans jugement.

Evidemment, pendant longtemps, j’ai eu l’impression de faire un pas en avant et 3 pas en arrière…

La peur recule puis revient ou plutôt vos pensées s’éloignent puis vous les rattrapez car comme c’est la seule chose que vous connaissez, d’une manière totalement paradoxale vous vous y agrippez.

Personnellement, cela m’a pris des années, des années de « je t’aime moi non plus »

Il peut arriver que ce soit le contraire qui se passe, tout à coup, vous pouvez ressentir une angoisse qui ne vient de nulle part. Le corps est dans la peur sans aucune raison. Ce que vous ressentez alors sont des réminiscences d’émotions que vous n’avez pas digérées. Ce qui peut se passer, c’est que le mental commence à construire des pensées anxiogènes pour « justifier » cette peur. 

Ce que j’ai remarqué lors de ce genre d’expérience, c’est que lorsque vous laissez ces sensations traverser tout le corps, elle se transforme. Parfois cela peut être de la chaleur, des frissons…

Ce que m’a appris le yoga et les coachings que j’ai suivi, c’est de rester connecté à ma joie intérieure. Car la joie permet de prendre du recul et relativiser et que lorsqu’on est connecté à cette joie, on ne peut être envahi par la peur. 

En toute sincérité, 

Letizia

Crédit photo: Juan Pablo Arena

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