Chronique #1

Comme l’exercice de l’écriture me manque, je me suis dit que j’allais vous écrire des petites chroniques de temps en temps, histoire de garder les doigts et la pensée attentives en attendant de pouvoir être chez moi et reprendre l’étude du yoga là ou je l’avais laissé. Disons qu’aujourd’hui, je suis plutôt dans une étude de la vie qui est assez intense pour le moment. 

Comme écrire me fait du bien, je vous invite à lire, ces pensées perdues au fil de la journée et récoltées ici pour mon plaisir et peut-être le vôtre…


Pratiquer Saucha, une invitation à l’amour de soi.

Peut-être que la période que nous vivons maintenant est là pour revenir a quelque chose que la société nous fait souvent oublier, la purification de notre corps, notre être entier et notre esprit pour s’aimer un peu plus.

Dans la course effrénée du quotidien, lorsqu’on fonctionne en mode automatique, nos méditations et nos pratiques n’ont pas les mêmes saveurs.

Pour ma part, j’ai eu le temps d’observer mes pensées et elles sont loin d’être pures. Entre le self talk pas toujours au top et un fond d’anxiété dont je n’arrive pas à me débarrasser, j’aurais beau me nettoyer le nez avec de l’eau salée à 4h55 tous les matins, ça ne viendra pas améliorer la qualité de mon discours intérieur, pas seulement en tout cas.

Alors que faire? Plus de postures, plus de méditations, …

Je n’en ai pas eu envie. J’ai pris ce confinement comme une invitation à ne rien faire et à laisser mon corps et mes pensées se dissiper dans l’observation des nuages, dans la paresse du moment présent, dans le plaisir de couper mes légumes, de me vernir les ongles des pieds, d’orner mon corps.

C’était une forme de purification de ma pensée, de Saucha, pour m’éloigner de la lourdeur du faire pour faire. Une invitation à l’amour de soi plus souple et plus légère. Loin des rituels harassants qui vous éveillent aux aurores.

Entre les challenges de la vie de maman, de prof, de personne qui essaye d’améliorer la vie des autres par le yoga, je me suis rendue compte que la pression que je m’impose est insupportable et la joie du yoga, de la pratique s’est envolée depuis longtemps.

Revenir à l’essentiel s’est imposé, un essentiel qui se construit au fur et à mesure que j’avance. Sans pression, sans objectif, sans envie particulière. Une purification nécessaire du faire qui s’accomplit dans la langueur de la vie qu’on nous a imposé avec le confinement..

Alors oui, je m’éloigne de la signification pure et dure de Saucha, je m’évade loin des textes que de toute façon je ne connais pas, pour expliquer comment se vit ma purification à cet instant…

Demain, ce sera autre chose. J’essaye juste de vivre un moment à la fois dans sa plénitude, son intensité, sa manière de venir à moi. Plus intéressant pour moi, que de courir après 500 mille rituels qui ne m’appartiennent pas.

Après tout, qui mieux que soi-même peut établir les règles de ce qui nous fait du bien même si au final parfois ça nous fait du mal. C’est que l’expérience devait se vivre de cette manière..

Chronique du jour, réflexion d’un moment, des écrits qui sont MES vérités de l’instant sans avenir, sans précédent…

Peut-être les vôtre aussi…


Leti ❤️

Photo de Lum3n provenant de Pexels

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